médias et terrorisme

J’admire ce lycéen français qui lance une pétition pour que les médias arrêtent de commenter longuement les actes des terroristes et de s’étendre avec complaisance sur leur personnalité. Droit à l’information ? On en fait tout ce qu’on veut de l’information ! A une époque, la nôtre, où le manque d’éducation est effrayant et où les jeunes sont déboussolés et avides de recettes guerrières, faut-il leur en donner ? Vaut-il pas mieux des reportages sur les jeunes héros de l’humanité ? Il y en a ? Bien sûr qu’il y en a, mais ils n’intéressent pas les journalistes apparemment.

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belle route !

Qu’une langue puisse évoluer, qui le niera ? Qu’elle le fasse parce que des snobinards croient que c’est mieux de parler snobinard, non, non, non ! Le temps qu’il fait ne peut plus influencer le nombre de touristes. Il doit impacter. Les entraîneurs sont remplacés par des coachs. On entend même depuis quelque temps parler du transfèrement de quelque chose ou de quelqu’un…

Souhaiter une bonne journée ou une bonne année à quelqu’un, cela fait pauvre. Les gens dans le vent disent belle journée, belle année… Pourquoi pas, tant qu’on y est bel appétit ou beau voyage ? Tout est permis depuis que les problèmes ont été remplacés par des soucis, comme si le sens était le même.

Allez, ce n’est pas cela qui va impacter ma belle santé !

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Zwin

Il y a dans la vie des heures merveilleuses. Qui ne le sait pas ? Mais il faut savoir où et avec qui.

La journée passée à me promener dans le Zwin avec ma petite-fille Marguerite est de celles qui donnent envie de vivre mille ans. Une connivence de chaque seconde. Un paysage libre. Et presque personne. Je devrais trouver le moyen d’y rejoindre les rouges-gorges.

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mise au poing

On ne se méfie pas assez des poètes. Parce qu’ils ne crient pas très fort d’habitude. Et pourtant. C’est en poète que je dis que ce qui se passe en mai 2016 dans notre Belgique trace les premiers pas d’un régime dictatorial dont les gens, hélas, ne se doutent pas. Des mots, des mots, des mots. Des mots qui ne veulent rien dire. Des mots qui parlent de travail et qui disent de ne pas travailler. Des mots qui coupent un pays en deux insidieusement sans savoir, ou le sachant bien, ce qui se passera après. Ramasser des pavés, hurler, revendiquer. Mais revendiquer quoi qui n’ait déjà été obtenu ? Répéter des phrases qui ne disent rien en croyant dire tout. Et au profit de qui si ce n’est de quelques guignols qui emmagasineront des voix, auront le pouvoir des pavés et dicteront leur loi. Avec sans doute un profond mépris pour ces étudiants qui devraient pourtant représenter l’élite de demain.

Je n’ai pas entière confiance dans le régime parlementaire mais qui peut raisonnablement admettre que quelques excités, méprisant travailleurs et étudiants, veulent dire comment les choses du pays doivent aller ? Quels hommes plus dignes de diriger un cirque, avec des clowns doués, peuvent-ils faire la loi à un pays ?

Claude​ Raucy​

" Il ne lui fallut que quelques minutes de recherche pour apprendre que le délégué syndical qui l’avait bousculé avait bien fait des études. Il était diplômé d’une école du cirque wallonne, section clownerie."
(Claude Raucy, Les marionnettes du gobelet, éditions Poing levé, 2016)

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Mon ange gardien

Je ne suis pas ce qu’on peut appeler un croyant inconditionnel. Parmi les phénomènes qui me laissent un peu rêveur, outre la Trinité, il y a les apparitions d’une Vierge habillée comme dans les images d’Epinal et surtout, surtout : les anges gardiens. Et pourtant…

Il y a une vingtaine d’années, me promenant via dei Calzaiuoli à Florence, comme je quittais une vitrine de Lalique pour passer au négoce suivant, je sentis une main qui me retenait fermement et me faisait reculer. A ce moment, une partie de la façade voisine s’écroula dans la rue. J’étais sauf. Personne à côté de moi, pourtant. J’étais sûr néanmoins qu’une main ferme m’avait empêché de poursuivre mon badaudage.

Il y a deux ans, me précipitant à la Foire du livre de Bruxelles, je trébuchai, tombai sur le pavé, évitant de justesse un pylône en béton qui m’aurait fendu le crâne. Quelqu’un fut près de moi à la seconde, me réconforta, me fit soigner, me souhaita une bonne journée.

En novembre dernier, alors que je sortais tout guilleret de chez un cardiologue qui m’avait rassuré sur mes artères, je trébuchai à nouveau, faillis passer sous les roues d’un autobus, cognai de la paume sur les pavés et me relevai un peu étourdi. Qui donc m’avait fait ce croc-en-jambe sauveur ?

Je pourrais multiplier les anecdotes à l’issue desquelles je me félicitai chaque fois d’avoir de la chance.

Et alors ? me direz-vous. Et alors rien, bien sûr. Ma chance habituelle. Sauf que…

Sauf que depuis l’enfance j’hésite quand même à croire aux anges gardiens, à cause de leurs plumes et de leur air trop… angélique.

Je racontais cela à des étudiants du collège Saint-Augustin d’Enghien, disant que j’aimerais quand même savoir qui était mon ange gardien et comment je devais l’appeler, quand un adolescent souriant me souffla :"C’est peut-être moi…"

Pourquoi pas, après tout ? Il s’appelait Jessy.

Plus tard ce jour-là, dans le couloir, quelqu’un m’apostropha pour me souhaiter une bonne fin de journée. Chacun sait que je ne suis pas physionomiste. Je dévisageai donc l’inconnu et lui demandai qui il était. Avec un sourire, désarmant, il me répondit :"Mais je suis votre ange gardien. Jessy…"

Si je dis que je n’y crois pas, ne me croyez pas.

Au moins, maintenant, quand je prie mon ange gardien, je peux lui donner un prénom. Jessy. Un ange à la mode, somme toute.

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Thyl Ulenspiegel

J’ai mis "Vivre" sur mon drapeau

Vivre toujours à la lumière

Il y a bien longtemps que j’ai lu ces deux vers de Charles De Coster. Ils figuraient en tête des premiers numéros de La Dryade, cette revue de mon maître Georges Bouillon. Plusieurs fois depuis, par une sorte de fidélité, j’ai essayé de lire La légende de Thyl Ulenspiegel et j’avoue que j’ai toujours abandonné le livre à mi-lecture. Pourquoi l’avoir repris en ce mars frissonnant ? Je ne sais. Mais ce que je sais, c’est que j’y prends grand plaisir, cette fois. Belle leçon d’indépendance et d’esprit libre face à tous les fanatismes et particulièrement au fanatisme religieux ! Une leçon plus que jamais bien nécessaire.

Je ne comprends pas comment notre ministre ne donne pas ce chef-d’œuvre en lecture imposée à tous les élèves de rhétorique. (Mais imposer n’est plus à la mode.) Et comment on ne l’offre pas en cadeau à tous les élèves qui terminent leurs humanités.

Il est vrai que la littérature belge est bien délaissée en nos écoles. Je vois un peu partout des lectures obligées d’auteurs français. Et les Belges ? Je dirais sans me moquer : priorité aux fruits et aux légumes d’ici, certes, mais à nos artistes aussi !

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sinon…

Un comédien de mes amis me demande ce matin s’il a raison d’écrire aussi non. Que lui répondre, sinon que cela n’existe pas ?

Petite leçon de grammaire. Une fois n’est pas coutume.

A la demande "Viendrez-vous demain ?" on peut ajouter :

Si oui, ce sera avec plaisir que, etc.

On peut aussi ajouter sinon, que l’on écrit curieusement en un mot, même si de plus en plus de gens ont tendance à utiliser deux mots. (C’est le cas de mon éditeur dans un courriel récent et cela m’étonne car il connaît bien la langue française.)

Parfois, des gens disent ou sinon, ce qui est dire deux fois la même chose !

Et en Belgique (à cause de la prononciation ?), beaucoup disent aussi non, qui est tout à fait incorrect.

Je me résume ? Si oui… sinon.

Pas de ou sinon, qui est un pléonasme.

Pas de aussi non, qui ne veut rien dire.

Qu’est-ce qu’on dit ?

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