Aperçus

Voici comment Giovanni Businaro présente au lecteur Un garçon bien sage, le livre de Raucy paru en février 2006 :

Les sept voiles de Claude Raucy

Prélude à une vie : voilà le sous-titre qui conviendrait à ce beau livre de Claude Raucy. Livre-document, livre de souvenirs, livre d’une épopée familiale particulière. Mais livre en rien expurgé, jamais poussiéreux ; au contraire : plein de fraîcheur et de spontanéité, seulement filtré par une conscience critique aiguisée par l’expérience. Quels sont les sept voiles de Claude Raucy ? L’affectivité ? L’amour précoce et salvateur pour les livres ? Le rapport avec la mort ? La conscience que chaque individu, à peine né, devient automatiquement et à sa manière, dans son petit univers, un animal politique ? La découverte de sa double vocation d’écrivain et d’enseignant, intenses toutes les deux et comme démiurgiques ? La sexualité ? Le rapport avec la religion ? Le petit héros bien sage (l’auteur entend l’expression dans un sens narcissique, certes, mais non privé d’ironie) traverse avec sa courte parabole un laps de temps qui va de 1939, année de sa naissance, à 1951, année de son premier certificat scolaire. En toile de fond, une Belgique à plusieurs voix de personnages grands et petits appartenant à une moyenne ou petite bourgeoisie qui se relève de la guerre, vivace, réaliste, pleine d’espoir. L’atmosphère de ce roman, à l’émotivité surveillée, est un peu celle, si l’on veut faire comparaison avec le cinéma, de Mrs Miniver (pour ses intérieurs et ses rites familiaux) ou du Jacques Tati des Vacances de Monsieur Hulot (pour ce sympathique et subtil sens de la folie qui nous rapproche tous). Avec ce haut manège apparemment naïf que Claude Raucy évoque, peint, décrit, observe, un manège plein de figures humaines qui travaillent, qui se promènent, qui étudient, l’auteur semble avoir écrit ce livre pour lui-même, apparemment. Apparemment ! Car Un garçon bien sage est aussi un document, comme je l’ai dit au début, le document d’une Belgique, la Belgique d’alors, qui allait très vite devenir différente. Le non-événement d’Un garçon bien sage nous montre une Belgique au point culminant de ses changements économiques, politiques et linguistiques avec l’aventure de l’ère léopoldienne et en même temps à la veille du règne du roi Baudouin. D’où l’importance qu’aura à l’avenir cette oeuvre raucynienne comme témoignage historique. La plus jaillissante, la plus téméraire de Claude Raucy, par sa sincérité et par son écriture autant descriptive qu’évocatrice. Un témoignage historique, ai-je dit. Mais aussi un témoignage de la vie privée, naturellement. Un garçon bien sage est l’histoire d’un Paradis et de la chute hors de celui-ci, qui coïncide avec la découverte de la sexualité, une découverte en soi innocente, ludique et spontanée, mais gâchée tout de suite par le sens de la faute, castrant et autodestructif si on le voit sous l’angle de la confession catholique. Le tout est monté comme les photogrammes d’un film qui, si on les fait défiler, s’animent et donnent vie aux couleurs, aux voix, aux sons et aux parfums et dont les épisodes sont entrecoupés des pauses ou mieux des espaces blancs de la page écrite dans un contraste suggestif avec la rapidité de l’écriture. Ils sont évocateurs comme de vraies séquences cinématographiques qui font ressembler ce roman à une sorte de partition de Symphonie domestique à un seul mouvement, léger et cohérent comme l’arcade ou la nervure d’une nef gothique. Une enfance à la campagne, donc, mais aussi une enfance en Gaume. Avant de cherche à découvrir le monde et particulièrement sa chère Italie, l’auteur a été bercé par les courbes aimables de cette partie de la Lorraine qui n’est pas sans rappeler la douceur de l’Ombrie. On n’échappe pas facilement aux paysages de son enfance. Ceux de la Gaume ont laissé à Claude une nostalgie de la tendresse dont tous ses livres disent qu’il n’arrivera jamais à se débarrasser. Dans tous les romans qui ont parsemé sa vie, Claude Raucy, comme tous les écrivains de tous les temps, porte un masque qui l’aide à se déshabiller et à se révéler, dans les limites appropriées à une littérature considérée, relativement, pour les jeunes et, tout aussi relativement, de distraction – parce que les genres appartiennent aux grammaires et non à l’art. Mais dans ce livre, Raucy, courageusement, pousse jusqu’au bout le procédé opposé : il apparaît au public sans masque, il enlève un à un ses sept voiles et, en racontant, en nous conduisant à travers prés, jardins, cuisines et salons, à travers cours de récréation et salles de classe, il se rhabille pudiquement. Et son roman se termine, émouvant et touchant, là où commence la vie d’adulte.

Giovanni Businaro

Monselice (Padoue) , 10 décembre 2005

Cocomero

Yves et David voulaient partir en auto-stop, seuls, vivre l’aventure. Première destination : Marseille… Hélas ! leur notaire de père a opposé un  » non » catégorique à ces plans insensés. Et maintenant, ils sont là à s’emm… dans le parc de l’hôtel, attendant la prochaine excursion culturelle ou, avec un peu de chance, le glace sur la Piazza delle Signoria, si Elise en émet le souhait. Elise, c’est Cocomero, leur petite soeur aux yeux bridés. Elle a un jour débarqué d’Indonésie, bouleversant leur existence, accaparant leurs parents. Une intruse. Pendant une promenade familiale, une claque paternelle fait déborder la coupe. Yves décide David à partir. Sans permission. Jusqu’au bout du monde… Commence alors pour les deux frères une aventure un peu différente de ce qu’ils imaginaient. Mais une aventure tout de même, avec des épisodes cocasses, des moments presque dramatiques et surtout des rencontres, de nombreuses rencontres qui leur feront parcourir un long chemin en eux-mêmes.  » J’ai plus appris en un jour qu’en quinze ans » dira Yves.

Les coprins chevelus

Et tu vas où? – Je te l’ai dit : je n’en sais rien. Il se tut, mais cette fois, je n’allais pas partir. Je sentais quelque chose dans sa voix ( un tremblement, des sons plus rauques parfois ) qu’il faisait attention á ne rien dire de trop. Qu’il surveillait ses mots. Et ce n’est pas l’usage quand deux garçons s’adressent la parole. – Je peux t’aider? – M’aider à quoi? – Je ne sais pas, moi, tu as l’air ennuyé. Cette rencontre imprévisible va bouleverser totalement la vie de Michel. Va-t-elle lui apporter l’amitié qui lui manque tellement? Va-t-elle le sortir de sa solitude? Car, à 15 ans, Michel a beau avoir des parents en or, être intelligent, il souffre d’être fils unique : il est seul et il voudrait partager. Et partager plus que les pensées qu’il livre à son cahier, faute de frère ou d’ami…. Pour Simon, qui lui ressemble si peu et qui est si désemparé, Michel va se jeter à l’eau !

Le doigt tendu

Quand je pense à ces jours-là, à ces années-là, il y a tant d’ombre… Je ne savais plus si j’étais déjà un enfant ou déjà un adulte. Je ne savais plus de qui j’étais l’enfant. Ce que voulaient dire un père, une mère, des frères. Des amis. Je vivais au mètre carré… 1941. Pierre, un jeune juif belge de 13 ans, caché par ses parents chez des amis paysans, est dénoncé par Jacques, son meilleur ami. Obligé de fuir, le voici à Paris, seul, perdu, affamé. Recueilli par un étrange violoniste tzigane, échappera-t-il à ceux qui le traquent? Il rencontre Rebecca, et c’est l’amour, le bonheur malgré la guerre et la peur. Puis le drame. Et toujours, depuis le jour où Jacques, son seul ami l’a trahi en le désignant du doigt, de son doigt tendu, à la Gestapo, son désir de vengeance, la vengeance d’une amitié trahie. Pierre, Jacques, François, Rebecca. Quatre destins mêlés dans une aventure bouleversante. L’amour sera-t-il plus fort que la haine?

Un cocker en or

Julien est heureux de vivre en Ardenne, avec son grand-père, son ami Thomas et son chien Cocker. Les joies de l’amitié et de la campagne lui sont offertes pour tout l’été. Jusqu’ à ce que débarque d’Amérique Dominique, une cousine qu’il ne connaissait pas et qui tout de suite empoisonne son existence. Un jour, Dominique se perd dans la forêt. Elle est recueillie par un personnage mystérieux qui lui raconte des choses tout aussi mystérieuses…

Comme une cicatrice

En plein coeur de Rome, Giulio fait la connaissance d’Alexandre, un orphelin yougoslave qui vit illégalement en Italie. Tout de suite, une amitié profonde s’installe entre les deux garçons. Lors d’une promenade dans les rues de la ville, tout se bouscule. Alexandre est accusé de vol, il panique et s’enfuit. Alors, sans réfléchir, Giulio part à sa poursuite et une course folle s’ensuit. A travers Rome, Florence et Venise, Giulio parviendra-t-il à retrouver Alexandre avant que les policiers lui mettent le grappin dessus et le renvoient en Yougoslavie?

Le château des contes

Ce livre présente la Belgique au travers d’une aventure passionnante qui se déroule à Gand. Les héros sont attachants, qu’ils soient flamands, wallons, ou, comme le souhaite l’auteur, tous simplement belges.

Tu voles, Grégoire!

Un jeune handicapé parviendra-t-il, grâce à l’amitié, à l’amour, à la montagne, à marcher… et à voler? Ce livre essaie aussi de présenter la Suisse, un pays dont l’auteur aime la neige et la montagne.

Fous pas le camp, Nicolas!

Destiné à de grands adolescents et à leurs parents (mais souvent lu avec plaisir par des jeunes de douze ans!), ce roman paru en 97 chez Memor présente des jeunes confrontés au problème du sida, mais aussi aux relations avec les adultes, au plaisir de vivre. Avec Cocomero, sans doute le titre de Raucy le plus connu.

Plus loin que la lune rousse

Premier volume de la série Lorenzo, ce roman raconte le parcours d’un jeune Vénitien à la recherche de l’absolu. Le dominicain Savonarole, qu’il rencontre à Florence, lui donnera-t-il cette clef que n’ont pu lui donner sa maîtresse, Clara, ni Lorenzino, son fils, auquel le lie une passion trouble? Deux autres volumes devraient suivre, en 99 et en 00 (2000!) : Sous le ciel de la couplole et Le maître de San Marco.

Ne pas se pencher au-dehors

Vingt-deux nouvelles comiques, tragiques, grinçantes, italiennes, flamandes, Où l’on découvre que Claude Raucy n’est pas du tout, mais pas du tout celui que l’on croyait. Ce livre ne plaira pas à ceux qui n’aiment pas rire, jouer avec les siècles et faire grincer la langue.

Comme deux gouttes d’eau

Des jumeaux que l’on voudrait trop semblables. Une grand-mère folle. Un père compositeur. L’amitié. L’amour. L’humour.

N.B. : N’hésitez pas à envoyer un mail à claude.raucy@gmail.com si vous souhaitez des renseignements sur un autre titre.

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