examens, suite et fin

Je reviens aux examens : c’en est hélas la saison…

Dans les réactions qu’a provoquées mon premier billet, il apparaît souvent que je devrais être heureux, moi, d’avoir pu me la couler douce à l’école, vu que je me rattrapais aux examens, où j’avais de bons points qui s’ajoutaient aux mauvais. C’est un fait, mais quel dommage !

Quelle mauvaise préparation à la vie ! Car la vie, ce n’est pas, ce ne devrait pas être un effort de temps en temps mais au contraire un travail régulier, sans stress, sans battements de cœur. C’est tous les jours que l’on doit faire sa besogne de citoyen ou de parent ou de n’importe quoi.

Mais j’ai d’autres reproches à faire aux examens. J’en ai connu de ces profs qui osaient dire aux élèves : "On se reverra aux examens." Comme si c’est d’une vengeance qu’il s’agissait. Une façon peut-être de devenir pendant quelques heures le maître qu’ils n’avaient pas su être tout au long des semaines. Bien triste, ça.

Pense-t-on assez également au temps perdu, un temps précieux qui aurait pu être utilisé à travailler, à réfléchir, à s’enrichir intellectuellement ? Sans exagérer, il me semble qu’on peut dire que le mois de juin est entièrement perdu à cause de ces examens ! Un mois !

Mais il faut bien juger les élèves, n’est-ce pas ? Ah bon ? Qui croit réellement que c’est sur une épreuve que l’on peut jauger les connaissances d’un enfant, ses aptitudes réelles ? Que fait-on du hasard, de la chance, de la tricherie


?

Dans mon métier, j’ai connu quelques années sans examens. Pas beaucoup, hélas.. Ce furent les meilleures. Mais ce sont les parents qui ont réclamé à cor et à cri ces épreuves de fin d’année ! Et, bien sûr, les profs dont j’ai parlé plus haut, à qui on enlevait une arme suprême.

Par la fenêtre, je vois des ados dans la rue : ceux qui ont réussi et courent l’annoncer et ceux qui ont raté, de leur faute ou non, et galopent vers quoi ? Vers quelle consolation ?

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Publié dans Non classé. 1 Comment »

Une Réponse to “examens, suite et fin”

  1. Jean-Luc GEOFFROY Says:

    Je crois que moi, Mon Cher Claude et ancien professeur d’une année, j’étais le contraire : je travaillais assez en cours d’année, et je me disais que les examens, ça irait donc tout seul et je ne révisais que peu. Bonne mémoire aussi. J’ai donc eu un avantage sur mes condisciples parce que j’étais moins fatigué, notamment au lendemain (voir le jour-même) des « gros » examens.
    Mais je suis parfois passé par le trou de la serrure. Parce que j’avais de bons profs, notamment en français. Il me souviens qu’en rhéto (ou en 3e?, je ne sais plus très bien), j’avais raté lamentablement l’oral où je devais m’entretenir avec Georges Bouillon de «La porte étroite». J’étais tellement passé à côté de tout à travers ce roman que l’Oncle Georges (comme je l’appellerai plus tard avec toi) ne pouvait pas me mettre de cote. Il a compensé le zéro par un 90% à la dissertation… et je n’étais pas en échec.Je n’étais pas mauvais élève, mais j’avais ce qu’on peut appeler un accident. Le prof était fâché contre moi, mais il n’a pas voulu punir un élève pour montrer non pas son autorité, mais son pouvoir.
    Dirais-je que je suis contre les examens? Je n’en sais rien. Mais un mois de stress permanent n’est pas, à mon sens, un bon chemin sur l’école de la vie…


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