Tenue

Les élèves de mon école préférée (Saint-Augustin à Enghien, pour ne pas la citer) ont récemment manifesté pour pouvoir venir aux cours en bermuda. Une chère amie prof dans cet établissement me demande si je le sais. Comment ne pas le savoir : la presse en fait ses choux aux lardons ! Ce que j’en pense ? A partir du moment où les filles ont le droit de porter des pantalons, pourquoi les garçons ne pourraient-ils venir en jupe ou… en bermuda ? Je plaisante ? A peine. Ceci dit, je pense que l’habit fait le moine. Qu’un prof ne s’habille pas pour rencontrer ses élèves comme quelqu’un qui va traire ses vaches et qu’en somme… Et qu’en somme, oui, c’est l’équipe éducative qui doit décider. Ah bon ? Ah oui ! Et ceux qui ne sont pas contents de la tenue de l’école (tenue, c’est le mot qu’il faut) n’ont qu’à choisir un autre établissement. Affaire à suivre…

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2 Réponses to “Tenue”

  1. Fabien Says:

    Je suis d’accord avec toi, mon cher Claude, à ceci près que si l’on n’impose pas d’une manière très précise un uniforme, il est assez bizarre de refuser une tenue vestimentaire à partir du moment ou cette tenue, justement, n’a rien de répréhensible en soi et n’apporte aucun trouble à l’ordre public. Il est des bermudas bien plus élégants, sobres et acceptables que certains pantalons déchirés ou bariolés de tous côtés, voire que certaines jupettes… Aller à l’école comme on allait dans le temps au théâtre, c’est-à-dire en s’endimanchant, afin de respecter la solennité du lieu et de ce qui s’y passe (ou ce qui est censé s’y passer) est une notion un peu dépassée et révolue. Aujourd’hui, on ne va plus, à quelques exceptions près, à l’opéra en smoking, mais en… bermuda! On peut le regretter, mais cela, j’imagine, fait partie de la démocratisation de la culture. Car, en effet, tout est dans tout, et l’on ne peut ou ne doit extraire un élément de ce tout en s’imaginant qu’à lui seul il peut changer ou sauver l’ensemble. En d’autres mots, le bermuda est, à mon avis, l’arbre qui cache la forêt. La guerre du bermuda est pour moi très révélatrice. Pourquoi en effet se préoccuper du bermuda alors qu’il n’est que le reflet d’une vague de fond beaucoup plus importante, beaucoup plus essentielle, mais qui sans doute frappe moins le regard? L’école n’est plus le lieu sacré qu’il était, ou que certains s’imaginent qu’il fut un jour, dans un passé idéalisé! Ce qu’on y fait de nos jours, si on y regarde de plus près, a-t-il d’ailleurs encore à voir avec le sacré, c’est-à-dire la grande, la haute culture mélangée à la spiritualité (ou à la philosophie la plus universelle)? Personnellement, je pense que non. Autant s’en faire une raison. Ou se battre contre des moulins à vent…

  2. Noesen Danielle Says:

    Entièrement d’accord avec toi.


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