Watrin

Le Musée de la parole en Ardenne vient de rééditer un choix de chansons de Jean-Claude Watrin. Quelle nostalgie de retourner ainsi plus de trente ans en arrière et de réentendre une voix avec laquelle on a travaillé ! Heureux aussi de retrouver quelques-uns des textes que j’avais écrits à l’époque pour mon ami Jean-Claude, qui, je m’en suis souvenu tout à coup, avait chanté en vedette américaine lors des spectacles des Compagnons d’Athéna. Je souris de bonheur en réécoutant La fabrique à bourriques, où je parlais d’un élève plus soucieux de poésie que de mathématiques :

Toi, tu fabriques des flûtes

Qui sentent bon le sureau.

Tu sautes en parachute

Du plus haut du préau.

Toi, tu préfères Elise

Et les coquelicots,

Le beau temps des cerises,

Les courses d’escagots.

Où est ce temps-là ? Mais dans les chansons de Watrin, c’est tout et c’est heureux.

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Une Réponse to “Watrin”

  1. Jean-Luc Geoffroy Says:

    C’est le Jean-Claude de notre jeunesse, celui du Gletton, celui des Compagnons, celui de la Battardelle, donc le Jean-Claude de notre Gaume. C’est une voix qui m’accompagne depuis des années dans la voiture (j’avais déjà numérisés tous les 33 tours!).
    Au-delà des chansons en français, c’est aussi, ce double CD, un bain de patois gaumais, comme le corps se revigore aux bains de boue, l’esprit se sent bien dans cette langue hélas mourante…
    Réflexion passéiste? Je ne crois pas. Une belle voix, de beaux textes et des musiques bien composées ne vieillissent pas. C’est comme l’amitié.


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