où va-t-on ?

Suis-je passéiste ? Il me semble que non. Il me semble que, quand j’étais prof, je ne refusais aucune initiative, aucun procédé nouveau. Bien sûr, si je pouvais de nouveau enseigner, en 2016, je travaillerais tout autrement, plus classiquement disons. Les jeunes n’ont pas besoin de copains. Ils ont besoin de maîtres.

L’enseignement… L’enseignement du français, par exemple ! Abdication de tous les côtés. On voit le résultat. Plus que jamais pourtant sont essentiels les exercices d’analyse et de conjugaison. Et je ne parle pas des sottises orthographiques que nos maîtres répandent. Orthographe nouvelle, par exemple… Il me revient même que dans une école de Liège que je ne citerai évidemment pas, le professeur demandait récemment aux élèves, au début des épreuves, de choisir entre l’orthographe ancienne et la moderne. Le choix fait, on n’avait plus… le choix. Celui qui avait choisi l’orthographe "moderne" ne pouvait plus écrire il paraît avec un accent circonflexe. Vrai aussi dans l’autre sens; Mais où va-t-on ?

J’écrirai un jour plus longuement ce que je pense de cette nouvelle orthographe, qui n’a rien résolu et qui n’est pratiquement appliquée par personne en dehors des écoles,, dans aucun livre que je lis, dans aucun journal, dans aucune revue, sauf La revue générale… Mais comment ne serait-ce pas le cas puisque cette revue est tenue à bout de bras par mon amie France Bastia, qui est fidèle à son mari André Goosse (pour qui j’ai une grande estime par ailleurs).

Et les profs dans tout ça ? Obligés, bon gré mal gré, d’appliquer les directives venant d’en haut ? Triste, triste…

J’y reviendrai.

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