piove

Il faut être éperdument amoureux de Venise pour savoir qu’elle ne s’offre vraiment que sous la pluie. Les Japonais craintifs et les Américains colorés restent à l’hôtel ces jours-là. Les Vénitiennes, elles, ont d’adorables parapluies ornés de coquelicots ou de museaux de brebis. Elles poussent de petits cris admirables en faisant jaillir en jets coquins l’eau tiède des flaques. Vous auriez presque envie de dire merci. Les bancs sont déserts comme des îles. On n’oserait s’y asseoir, non par crainte de se mouiller les fesses mais parce que les îles sont comme les amitiés : il les faut désertées pour mieux les regretter.

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Publié dans Non classé. 1 Comment »

Une Réponse to “piove”

  1. Fabien Says:

    Merci, Claudio, pour ce texte bellissimo!


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