le vieil enfant

Les éditeurs et les lecteurs nous emprisonnent parfois sous des étiquettes. C’est ce que je pensais en lisant le dernier roman de Frank Andriat, Le vieil enfant. Un excellent livre, vraiment. Non seulement parce que le style est merveilleusement nourri par des comparaisons et des images joliment choisies (et dans une unité de ton qui fait leur force) mais parce que le lecteur a du mal à abandonner provisoirement le livre, ce qui me semble toujours un signe de grande qualité romanesque. Bon signe aussi, le fait qu’on adopte très vite les personnages et que la relation père-fils intrigue au point qu’on voudrait sauter des phrases pour avoir la clef de l’énigme. Et cette clef est livrée avec une retenue et un ton feutré qui laissent le lecteur pantois.

Où je voulais en venir en parlant des éditeurs et des lecteurs ? Eh bien que Frank Andriat n’est pas, mais alors pas du tout, un écrivain pour ados. Cela ne veut pas dire qu’il ne sait pas écrire pour les jeunes, certes, mais que lorsqu’il parle avec ses mots à lui et non avec ceux qu’il voudrait être ceux de ses personnages, ces mots "à la mode" et donc infiniment indémodables, oui, alors Frank Andriat fait œuvre admirable.

Mais prendra-t-il ce que j’écris ici comme un fameux compliment ?

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