Sagesse (suite)

Si j’en juge par les réactions de deux de mes amis
québécois, on ne me comprend pas toujours vraiment… Je suis
d’accord avec eux pourtant : il faut, quand on écrit, d’abord se
plaire à soi. Mais – je parle surtout pour le romancier – si le
lecteur n’a pas de plaisir, eh bien le roman est raté ! Donc, cher
confrère romancier, ne te prends pas pour Dieu le Père en imaginant
que toute parole qui sort de ta bouche est une merveille ! Ou
alors, tu restes un ado attardé – même si c’est sympa – et pas un
écrivain qui connaît sa technique et qui sait s’en servir. Ils
m’agacent, ces gens qui couchent avec l’Éternel et qui poussent de
petits cris de jouissance quand un texte est tellement confus qu’on
n’y comprend rien. Un bon romancier, pour moi, c’est quelqu’un qui
sait raconter une histoire. Si le public bâille, on a raté sa
cible. Suis-je un peu plus clair ?

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Publié dans Articles. 2 Comments »

2 Réponses to “Sagesse (suite)”

  1. Fabien Says:

    Mais je pense, très cher Claude, que tu t’étais déjà exprimé très clairement, avec à la fois la clarté du romancier et celle, par nature plus obscure, du poète. Ce message uniquement pour que tu saches que moi aussi, je lis régulièrement et avec grand plaisir ton blog!

  2. bourgonm Says:

    Éclats de rire 🙂 C’est très clair 🙂 Oui, bien sûr que le lecteur a le dernier mot.
    La poésie…présentement, on dirait que moins on comprend, plus on devrait trouver ça bon 😦
    Je suis contre l’hermétisme. Le poète doit savoir ce qu’il veut exprimer et ne pas laisser au lecteur le soin ultime de découvrir le sens de ses mots.


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