flaques

Les bateaux qui passent au bas du ciel, là où la mer fait semblant de ne plus être la mer, ne répondent jamais à mes signes. Ils ont des yeux de méduse, des froideurs de cachalot.
Au large, moussaillon, au large et tais-toi. Tes refrains d’enfant de choeur blessé, les vagues les connaissent. Au large et tais-toi !
Je le sais, vagues, j’ai lu vos sourires. Je serai toujours le garçon aux oripeaux de marin : col repassé et pompon droit. Préparé pour de faux naufrages et d’indifférents équipages.
Pourtant, je ne suis pas sourd. Quelqu’un à bord cherche sur le clavier le clavecin bien tempéré. Un séminariste roux rêve de Vivaldi. Une coiffeuse irlandaise attend les doigts tièdes le capitaine qui va la violer. Puis-je apporter les rafraîchissements ?
La mer ricane avec sa voix de gros sel. Au large, pirate de bande dessinée. Contente-toi d’échouer sur le bord du trottoir. Et lance tes caravelles sur les flaques.

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Publié dans Articles. 1 Comment »

Une Réponse to “flaques”

  1. Daniel Paradis Says:

    Commentaire d’Arthur Rimbaud :

    « Ça donne envie de se réincarner tout de suite. Mon Bateau Ivre a le goût de reprendre la mer. »

    Commentaire de Simenon et de Brel :

    « Attends-nous, Arthur, on vient avec, m’fi. »


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